Contexte historique

L’empire de Charlemagne n’est plus qu’un lointain souvenir, le Royaume Franc est sous le régime féodal naissant, divisé entre quelques grands seigneurs et leurs vassaux.

Le Roi Robbert II dit Le Pieux, s’est attiré les foudres de la papauté en reniant son premier mariage et en en contractant un deuxième contre l’interdiction de l’Eglise avec une proche cousine.

D’abord frappé d’interdit et privé de sacrements, le Royaume profite néanmoins de l’indulgence du tout nouveau pape plus clément.

Robbert II profite des guerres intestines entre les seigneurs pour asseoir son autorité et élargir son Royaume, notamment en revendiquant et en s’emparant du Duché de Bourgogne.

Les voisins du Royaume et des grands duchés ne représentent plus vraiment une menace :

- A l’Est, le Royaumes d’Arles-Provence & Deux-Bourgognes et régit par le roi fainéant Rodolphe III, qui a laissé ses vassaux prendre le pouvoir et dilapide son royaume au profit de l’Empire et de l’Eglise.

- encore plus à l’Est, les envahisseurs magyars sont désormais christianisés et ont leur propre pays, la hongrie, ainsi qu’un Roi chrétien en la personne d’Etienne.

- Au Sud, le Califat de Cordoue s’effondre et la péninsule Ibérique voit le regain de force de la Reconquista

- Au Nord, les invasions vikings sont oubliées et les Normands veillent sur la Manche et les côtes anglo-saxones.

La chevalerie n’existe pas encore. On commence néanmoins à voir des riches et fiers cavaliers se spécialiser dans l’art de la guerre: les Milites.

Il n’y a pas encore de châteaux-forts non plus, mais un peu partout s’érigent d’importantes mottes féodales.

Les grands seigneurs et leurs vassaux, les Bellatores, bien que tous plus ou moins cousins, guerroient entre eux, les grandes familles se marient entres elles et les ducs, comtes, et autres nobles transmettent leurs titres et biens à leurs héritiers, tout cela pour préserver et agrandir leurs domaines.

Les grands prélats de l’Eglise sont eux aussi issus de ces nobles familles, cumulant pour certains les titres de noblesses et d’église, tels les comtes-évêques.

L’Eglise et ses membres les plus dévoués, les Oratores s’efforce néanmoins de reprendre son pouvoir sur ces ambitieux, dénonçant la simonie et œuvrant à instaurer « La Paix de Dieu », mais le chemin reste long, malgré l’essor de Cluny et l’influence grandissante de ses pères abbés.

Les Paysans, les Laboratores qu’ils soient serfs possessions des seigneurs ou « libres », vivent pauvrement de leur travail dont une grande partie est donnée en taxe aux seigneurs ou à l’Eglise…

La plupart des gens du peuple ignorent en quelle année ils vivent…

Seuls quelques clercs instruits ont une connaissance suffisante des écritures pour déceler que cette fin de millénaire est peut-être celle décrite dans le livre de l’apocalypse, et ils exhortent les chrétiens à sauver leur âme.

Les nobles, eux sont plus préoccupés par les biens matériels que spirituels, hormis quelques pieux seigneurs qui donnent leurs biens à l’Eglise et partent en pèlerinage à Jérusalem, Rome ou Saint Jacques pour racheter leurs fautes