Introduction et Contexte

L’ An Mil… ou presque...

Bienvenu à toi.

Peu importe mon nom. On m'appelle plus souvent le vieux, l’ermite, ou encore l'ancien.

J'ai appris par la voix des anges que ton cœur aspirait à l'aventure...

Partir ainsi vers l'inconnu sans avoir acquis un minimum de connaissances sur le monde qui te porte serait pure folie. Aussi, avant ton voyage, laisse-moi te transmettre une partie des quelques savoirs que toutes ces années m'ont octroyé.

Voilà un peu moins ou un peu plus de mille ans que Notre Seigneur Jésus le Christ a donné sa vie en sacrifice expiatoire pour racheter notre salut.

Nous sommes je l’ai dit, aux alentours de l’An Mil. Aux alentours, car à vrai dire, bien peu nombreux sont ceux qui ont connaissance, ne serait-ce qu’approximativement, de l’année à laquelle nous vivons en ces jours.

Toujours est-il qu’en ces temps troublés, quelques érudits ont interprété dans le livre biblique de l’Apocalypse de Saint Jean, que la fin des temps approchait et que l’antéchrist allait bientôt établir son règne démoniaque sur ce monde…

Ce siècle sera donc très certainement celui dont parlent les écritures comme étant l’avènement des jours derniers. Il n'appartient qu'à toi de vivre ces temps dans la crainte de la fin du monde annoncée et le souci de sauver ton âme, ou au contraire, d'œuvrer pour l’avènement de l’antéchrist, en espérant tirer quelque pouvoir de ta dévotion au mal… Je ne saurais que te déconseiller fortement cette dernière possibilité...

Au cours de ton aventure, tu seras aux prises avec la magie et les démons, tu devras combattre, avec tes faibles moyens humains, des puissances qui te dépassent, tu devras trouver ta voie tout en échappant à la folie qui guette tous ceux qui côtoient l’occulte de trop près.

Que Dieu te garde…


Contexte historique


L’empire de Charlemagne n’est plus qu’un lointain souvenir, le Royaume Franc est sous le régime féodal naissant, divisé entre quelques grands seigneurs et leurs vassaux. Le Roi Robbert II dit Le Pieux, s’est attiré les foudres de la papauté en reniant son premier mariage et en en contractant un deuxième contre l’interdiction de l’Eglise avec une proche cousine. D’abord frappé d’interdit et privé de sacrements, le Royaume profite néanmoins de l’indulgence du tout nouveau pape plus clément. Robbert II profite des guerres intestines entre les seigneurs pour asseoir son autorité et élargir son Royaume, notamment en revendiquant et en s’emparant du Duché de Bourgogne.


Les voisins du Royaume et des grands duchés ne représentent plus vraiment une menace :

- A l’Est, le Royaumes d’Arles-Provence & Deux-Bourgognes et régit par le roi fainéant Rodolphe III, qui a laissé ses vassaux prendre le pouvoir et dilapide son royaume au profit de l’Empire et de l’Eglise.

- encore plus à l’Est, les envahisseurs magyars sont désormais christianisés et ont leur propre pays, la hongrie, ainsi qu’un Roi chrétien en la personne d’Etienne.

- Au Sud, le Califat de Cordoue s’effondre et la péninsule Ibérique voit le regain de force de la Reconquista

- Au Nord, les invasions vikings sont oubliées et les Normands veillent sur la Manche et les côtes anglo-saxones.


La chevalerie n’existe pas encore. On commence néanmoins à voir des riches et fiers cavaliers se spécialiser dans l’art de la guerre: les Milites. Il n’y a pas encore de châteaux-forts non plus, mais un peu partout s’érigent d’importantes mottes féodales.

Les grands seigneurs et leurs vassaux, les Bellatores, bien que tous plus ou moins cousins, guerroient entre eux, les grandes familles se marient entres elles et les ducs, comtes, et autres nobles transmettent leurs titres et biens à leurs héritiers, tout cela pour préserver et agrandir leurs domaines.

Les grands prélats de l’Eglise sont eux aussi issus de ces nobles familles, cumulant pour certains les titres de noblesses et d’église, tels les comtes-évêques. L’Eglise et ses membres les plus dévoués, les Oratores s’efforce néanmoins de reprendre son pouvoir sur ces ambitieux, dénonçant la simonie et œuvrant à instaurer « La Paix de Dieu », mais le chemin reste long, malgré l’essor de Cluny et l’influence grandissante de ses pères abbés.

Les Paysans, les Laboratores qu’ils soient serfs possessions des seigneurs ou « libres », vivent pauvrement de leur travail dont une grande partie est donnée en taxe aux seigneurs ou à l’Eglise…


Seuls quelques clercs instruits ont une connaissance suffisante des écritures pour déceler que cette fin de millénaire est peut-être celle décrite dans le livre de l’apocalypse, et ils exhortent les chrétiens à sauver leur âme. Mais la plupart des gens du peuple ignorent en quelle année ils vivent…

Les nobles, eux sont plus préoccupés par les biens matériels que spirituels, hormis quelques pieux seigneurs qui donnent leurs biens à l’Eglise et partent en pèlerinage à Jérusalem, Rome ou Saint Jacques pour racheter leurs fautes.