Les peuples

Le monde de catchaluk est habitué de tout un ensemble de peuplades humaines aux langues, coutumes, modes de vie, dieux tutélaires, visions du monde différentes. Un point important à garder en tête est qu’à un peuple ne correspond pas un pays ou une cité. Ainsi si généralement dans les petits villages n’habitent qu’un seul peuple, dans les grandes villes on trouve souvent une ethnie majoritaire et tout un ensemble de membres d’autres peuples soit de passage soit vivant dans des quartiers dédiés. De même les grandes puissances comme l’empire atlec par exemple ont sous leur contrôle tout un ensemble de villes et de villages dont plusieurs appartiennent à des membres d’autres ethnies. De même, plusieurs villages d’un même peuple vivant loin les uns des autres ou vivant sous le contrôle d’un autre peuple depuis un certain temps peuvent voir leurs coutumes différer.

Atlec

Les atlecs se considèrent comme le peuple élu par les dieux. Régnant jadis sur un vaste empire, ils y ont intégré à leur empire, soumis par la force ou réduit en esclavage presque tous les autres peuples. Bien souvent considérés comme piètres combattants les atlecs sont connus pour l’importance qu’ils donnent à la piété.

Les atlecs sont reconnaissables à leur peau teinte en bleu et à leur crâne allongé obtenu par des méthodes de déformations pratiquées dès la petite enfance à l’aide de cordes et de planches. Pour des raisons esthétiques et parfois rituelles, les atlecs ajoutent parfois des peintures blanches ou d’un bleu plus sombre à leur visage et utilisent aussi des formes de scarifications rituelles. A noter cependant que les tatouages et autres maquillages sont paradoxalement plutôt mal vus dans la société atlec. Il existe quelques exceptions à cette règle comme le fait pour les femmes de se teindre les dents en rouge ou noir ou encore pour les membres de la haute société de se faire incruster des pierres précieuses dans les dents. Dans le même ordre d’idée l’hygiène a une grande importance dans la société atlec et la plupart des demeures des membres de ce peuple dispose d’une pièce d’eau, le plus souvent coupée du reste de la maison. Les atlec se lavent le plus souvent possible, au moins deux fois par jour au lever et au coucher du soleil. Ne connaissant pas le savon les atlec utilisent à l’instar des autres peuples les fruits et racines de certaines plantes produisant une mousse. Les atlecs se frictionnent aussi le corps avec certaines plantes censées éveiller leur corps.

Pour ce qui est des vêtements on distingue très clairement hommes et femmes. Les hommes ont pour vêtement principal un pagne tombant à l’avant et à l’arrière accompagné d’une tunique à manches courtes parfois ouverte sur le devant. Lors des voyages et évènements importants, les homme sportent aussi une longue cape recouvrant le dos et un bras. Les femmes quant à elles portent une jupe souvent longue formée d’une pièce de tissu rectangulaire attachée autour de la taille par une cordelette ou une ceinture. A cette jupe s’ajoute une tunique fermée avec ou sans manches à laquelle s’ajoute parfois une veste ouverte. Si les vêtements des plus pauvres sont pour la plupart blancs, les tuniques sont souvent colorées de manière symbolique des couleurs de la famille. A ces vêtements s’ajoute le plus souvent des bijoux en bois colorés, jadéite, pierres précieuses, plumes et parfois en or les plus communs étant de grandes boucles d’oreilles, des colliers et des piercings de nez. Les hommes portent aussi le plus souvent un couvre-chef de taille variable fait de bois décoré, et orné de jadéite, de plumes multicolores et parfois même d’or. Ce couvre-chef et ces parures sont censés représenter l’importance de la personne et sa richesse ce qui peut parfois avoir des conséquences fâcheuses pour certains. Par exemple, si un marchand porte des vêtements jugés trop bien pour lui, trop de bijoux etc… il sera moqué et parfois condamné à payer une amende dans certaines cités atlecs. Il est en effet très mal vu pour un atlec de mettre en avant plus de richesses que l’on en possède.

Dans une société dirigée par les prêtres, les familles atlecs sont très patriarcales et le mari a généralement pouvoir de vie et de mort sur l’ensemble de sa famille. Il doit cependant obtenir l’ascendant d’un prêtre pour effectuer de grave châtiments comme réduire un membre de sa famille en esclavage et le vendre, tuer un enfant mâle etc… L’une des seules manières pour les femmes de se libérer d’un mari violent est de demander le divorce. Cependant ceci étant considéré comme une faute envers les dieux, elle devra alors se donner volontairement en sacrifice pour pallier à cela. Le père décide aussi du mariage de ses enfants et petits-enfants. Ce patriarcat se retrouve à la plupart des échelons puisque les plus hauts niveaux de prêtrise ainsi que les activités de guerre et d’administration sont presque toujours réservées aux seuls hommes.

Zacoalt

Les zacoalt sont le peuple le plus répandu sur le continent. Grands conquérants, agriculteurs et artisans, ils ont fondé plusieurs cité-états indépendantes suite à la chute de l’empire Atlec. Les zacoalts sont très appréciés par les autres peuples et nombre d’entre eux sont encore retenus en esclavage que ce soit au sein de leur propre peuple ou par les atlecs. A noter que si les zacoalt sont divisé en deux grands groupes les zacoalts de l’ouest vivant dans les grandes plaines et ceux de l’est vivant dans les jungles. Malgré cela tous les zacoalts se considèrent comme un seul peuple dont les langues, traditions, vêtements et organisations sociales sont très proches.

Considérés comme d’une taille moyenne les zacoalts accordent une grande importance au corps, à son entretien et sa mise en valeur. Dans cette optique les zacoalts donnent une grande importance à l’hygiène. Si la plupart des habitant des petits villages se lavent plusieurs fois par jour dans de petites rivières et lacs, dans les grandes villes la plupart des maisons de bonne taille possèdent une pièce d’eau à l’image de celles des atlecs. Les zacoalts possèdent de plus un lieu unique, une petite case parfois appartenant à une famille parfois mise à disposition d’un quartier ou village et qui fait office de bain de vapeur. Cette case possède un mur fait de pierres poreuses dans lequel est incrusté un foyer régulièrement alimenté. Lorsqu’une personne souhaite l’utiliser elle jette de l’eau sur les pierres du mur et se frictionne avec des herbes mises à disposition avant de s’allonger sur une natte pour laisser le bain agir. Autre point important, les zacoalts refusent le plus souvent tout ce qui pourrait porter selon eux atteinte au corps ainsi les tatouages, déformations corporelles, scarifications rituelles et autres tatouages sont relativement mal vus. Les boucles d’oreilles et peintures corporelles jaunes et rouges sont en revanches très communes. L’importance du corps passe aussi par le fait que les zacoalts s’astreignent souvent à un régime particulier peu carné et à la pratique d’exercices physiques réguliers notamment la lutte pratiquée autant par les hommes que les femmes.

Concernant les vêtements, le vêtement principal des hommes est un simple pagne retombant sur l’avant et celui des femmes une jupe courte arrivant aux genoux. En plus de leur pagne les hommes portent souvent une cape plus ou moins colorée (ou parfois plusieurs en même temps en temps de grands froids) et une coiffe de plume. Les femmes quant à elles n’ont droit ni à la cape ni à la coiffe, sauf pour celles qui font partie d’une certaine noblesse. A noter que le fait de montrer son corps autant pour les hommes que les femmes, est considéré comme une preuve d’assurance et de masculinité/féminité et n’est en rien vu comme provoquant. Ainsi pour un zacoalt plus le corps d’une personne est couvert et plus on considère que cette personne manque de vigueur et de confiance en elle. La nudité totale est cependant mal vue. Les riches parures en jadéite, les anneaux de bouches, boucles d’oreilles voire les bijoux et autres signes ostentatoires de richesse sont souvent mal vus parmi la majorité de la population, surtout chez les zacoalts de l’est et sont considérés comme une excentricité tolérable chez les grands guerriers, prêtres et chamans et les notchapas.

Les familles zacoalts ont une structure très particulière et dépendent le plus souvent du lieu de vie. Au sein même des cité-états, c’est celui ou celle qui a la plus grande expérience militaire qui dirige la maison. Si aucun n’a d’expérience militaire, c’est au choix celui ou celle qui a la plus grande importance dans l’administration ou qui apporte le plus de richesse de manière régulière (le jeu ou la prostitution ne sont pas pris en compte). En cas de litige les participants doivent s’en remettre à un prêtre qui soit décidera qui des deux époux a la direction de la maison, soit peut prononcer le divorce s’il estime que le mariage ne fonctionne pas. Ce sera alors à lui de répartir les biens, la garde des enfants etc… D’une manière plus globale on ne trouve pas dans les grandes villes de places réservées aux femmes ou aux hommes si ce n’est en médecine (on ne peut s’occuper que d’une personne du même sexe). Dans les petits villages, les choses sont souvent plus tranchées avec des activités réservées aux hommes (guerre, chasse etc…) et d’autres aux femmes (enseignement, tissage etc…) A noter toutefois que ces règles ne s’appliquent pas totalement à tous puisqu’on attend tout de même des femmes qu’elles soient capables de se battre pour défendre leur foyer. De plus la personne à la tête du village qui est toujours un guerrier accompli peut autant être un homme qu’une femme et s’il a une fille, elle est libre (voir parfois contrainte) de devenir une guerrière. Dans ces petits villages les conflits sont le plus souvent traités en audience devant la chef du village et le prêtre, le chef du village ayant le dernier mot. A noter que dans la société zacoalt de manière plus générale, il est au moins aussi mal vu de battre sa femme que le fait qu’une femme ne se défende pas d’un mari violent. Une femme battue par son mari a donc tout à fait le droit de tuer ce dernier en cas de légitime défense et (et inversement) et son geste sera salué.

Tigui

Les tigui sont le peuple des mers. Habitant les îles de l’est, ils ont une culture tribale et guerrière et n’hésitent pas à jouer le rôle de mercenaires pour les autres peuples si on leur promet un beau combat. Il arrive aussi que certains d’entre eux se tournent vers le commerce d’esclaves ou simplement en longeant les côtes de Catchaluk à la recherche d’objets rares à revendre. Ces derniers sont cependant souvent plutôt mal vus par le clan et parfois bannis.

Organisés en petits clans très soudés, tout ce qui touche un individu (gloire, honneur, richesse) est considéré comme ressurgissant sur le clan. Ainsi un comportement lâche au combat ou une apparente faiblesse est vue comme une grave offense et la personne est alors souvent soumise à de graves châtiments de la part de l’ensemble du clan. Dans cette optique un couple qui mettrait au monde un enfant mal formé se verrait séparé d’office et aurait interdiction de procréer de nouveau pour le bien du clan. Leur enfant quant à lui serait immédiatement tué.

Les tiguis sont reconnaissables à leur grande taille et à leur peau sombre. Ces derniers arborent le plus souvent des tatouages complexes sur l’ensemble du corps qui relève d’une importance toute particulière et ont une grande signification. Recevant leur premier tatouage après avoir réussi une série d’épreuve lors de leur passage à l’âge adulte (15 ans), ils en recevront par la suite un tous les ans. Ce nouveau tatouage qui complètera le précédent marquera la réalisation la plus importante de l’individu durant l’année passée. Il peut s’agir d’une victoire au combat, de la chasse d’un grand prédateur, d’un sacrifice particulièrement important fait aux dieux, d’un évènement étrange vu comme une bénédiction etc… les tiguis disposent ainsi sur leur corps de l’ensemble de leur histoire mais l’art du tatouage étant propre à chaque clan, seul un membre du clan peut vraiment l’interpréter.

Hommes et femmes portent le plus souvent les mêmes vêtements à savoir un pagne souvent accompagné d’une lourde cape en tissu grossier ou en plumes colorées qu’ils n’hésitent pas à abandonner lors des travaux et à la guerre. Se lavant exclusivement dans les cours d’eau et la mer, ils sont considérés par les autres peuples comme ayant une hygiène douteuse même si dans les faits ils se lavent régulièrement. Cette rumeur vient ne fait du fait que les tiguis se frictionnent le corps avec certaines plantes dégageant une forte odeur de musc et ayant un caractère sacré. Société plutôt paritaires dans les tâches du quotidien et les tâches guerrières, seuls les fonctions de chaman et de chef sont réservées aux hommes par tradition. A noté que les femmes manifestant des talents de naybals ne sont pas tuées comme les hommes mais abandonnées dans un milieu hostile, le plus souvent une île lointaine. Si elle arrive à contrôler leur don devenant des waykuals et à revenir au sein de leur clan, elle sera alors accueillie comme une guerrière d’exception et aura droit à de nombreux privilèges comme le fait d’être servit juste après le chef pendant les banquets, le fait de rejoindre une maison où se trouve ses semblables ou le fait de porter une cape en plume rouges.

Parmi les tiguis, la notion de famille se confond avec celle de clan. Si on y trouve plusieurs foyers, chacun est libre d’aller à tout moment avec qui il veut sans que cela ne pose problème (sauf si les deux personnes ont commis un tabou comme mettre au monde un enfant mal formé). Ainsi les enfants et tous les biens appartiennent au clan. Chacun est libre de gérer les choses comme il le souhaite mais le chef de clan (qui est dans nombre de clans toujours un homme) a tous les droits sur l’ensemble des membres de son clan ainsi que les biens et terres du clan. Un chef de clan peut ainsi décider de réduire une personne en esclavage, de charger une personne pour qu’elle éduque et pourvoit aux besoins d’un enfant précis etc… la seule limite à son pouvoir est le prêtre ou le chaman et le temple.

Cutchakan

Les cutchakans sont un peuple de nomades. Perçus comme curieux et craintifs leur peuple fut jadis en grande parti massacré et chassé de ses terres par l’empire Atlec en raison de ses liens passés avec les itzoc et de leurs refus de reconnaitre les atlecs comme nouveaux maitres du monde. Depuis lors la plupart de leurs communautées sont contraintes de vivre dans les coins reculés des terres arides à flanc de montagnes, mais d’autres ont trouvées refugesdans des zones plus hospitalières notamment au sud de la jungle de l’est. A noté que plusieurs communautés cutchakans ont complètement quittés ces terres parcourant le monde à la recherhce de terres plus propices notamment dans les jungles de l’est. Les cutchakans sont en réalité divisés en deux grands courants en raison de leur passé. D’un côté on trouve les cutchakans dit traditionnalistes qui ont pleinement embrassé leur vie de nomade et la volonté de rechercher le savoir. Ce sont surtout ces derniers qui sont accueillants avec les étrangers désireux de partager et d’apprendre. D’un autre côté on trouve les cutchakans dits revanchards. Ces derniers n’ont pas totalement accepté le statut de nomade de leur peuple et vivent cette vie d’errance comme une punition divine ou un affront. Ayant une très forte animosité envers l’empire atlec ils souhaite avant tout retrouver une terre qui leur est propre. Si certains n’hésitent pas à construire de petits villages dans des endroits reclus ou proches de vieilles ruines d’autres vont plus loin chassant d’autres peuples de leurs terres pour tenter de se les approprier. A noter qu’il existe aussi un troisième sous-groupe très différent des deux autres qui est celui des cutchakans iktomis vivant au sein de l’empire atlec.

Les cutchakans ont une relation très particulière avec les autres peuples, d’apparence plutôt méfiants, ils préfèrent observer les autres communautés de loin pour en apprendre plus sur elles, allant selon les rumeurs jusqu’à parfois voler les objets leur semblant intéressants ou s’introduisant dans leurs temples, maisons et palais pour en apprendre plus sur elles. Bien que ces cas soient extrêmement rare, ceci leur a valu une très mauvaise réputation mais aussi serait selon certains à l’origine de nombreuses connaissances. D’un autre côté les communautés cutchakans sont très poreuses et accueillantes et ils sont toujours prêts à partager leurs connaissances avec des étrangers voire même à les accueillir en leurs seins si l’étranger gagne leur confiance.

Portant rarement d’autres vêtements qu’un simple pagne et parfois une cape en peau ou tissu grossier dans des tons sombres ou roulés dans la terre sèche pour mieux se camoufler, les cutchakans ne portent généralement pas beaucoup de bijoux si ce n’est quelques bracelets tressés comprenant quelques os, plumes et morceaux de bois taillés. D’une taille et d’une apparence similaire aux zacoalts, ils sont reconnaissables aux nombreuses peintures noires dont ils se recouvrent une partie du visage ainsi qu’aux longues tiges d’os et de bois dont ils se percent certaines parties du corps. Du fait de leur mode de vie nomade l’hygiène au sein des communautés cutchakans est souvent loin d’être la première priorité et dépend le plus souvent des sources d’eau à disposition.

Les tribus cutchakans sont de très petite taille (d’une vingtaine à une centaine d’individus) et chaque personne qui y a sa place (même un étranger accueilli) est considéré comme un membre de la famille. Il n’y a pas vraiment de répartition des pouvoirs entre hommes et femmes ou même entre les différents individus. Leur tolérance est telle que les cutchakan sont certainement le peuple le plus tolérant vis à vis les waykual, naibals et autres wadus qui sont souvent chassés ou au moins mis à part par les autres peuples. Les décisions importantes sont prises collectivement et si un individu commet un impair, il est sanctionné par une décision collective du groupe. Un cutchakan qui ne serait pas d’accord avec les décisions de sa tribu est toujours libre de la quitter. Il pourra y revenir plus tard sans que cela ne lui soit reproché.

Iktomi

Les cutchakans iktomis ou simplement iktomis sont un cas très particuliers. Membres à part entière du peuple cutchakan les iktomis sont une partie intégrante de l’Empire Atlec au sein duquel ils jouissent d’une place à part parmi les peuples soumis. Vivant dans les plaines arides au sud de la cité de Uzka’uechan, ils sont assez différents des autres cutchakans ayant intégré de nombreux éléments de la culture atleque. Tout d’abord ils vivent dans un ensemble de villages de taille moyenne dont les maisons sont fabriquées en dur et possèdent même une ville propre du nom de Chenkal‘itza; ils sont d’ailleurs entièrement sédentarisés et l’agriculture est la source principale de leur alimentation loin devant la cueillette, la pêche et la chasse. Les iktomis pratiquent aussi l’élevage de chiens et de dindes de manière plus ou moins intensive ce qui leur permet d’avoir un régime alimentaire particulièrement riche. Cette sédentarisation s’est aussi accompagnée du développement de structures sociales plus organisées chaque famille étant représentée au sein d’un conseil local par la personne à la tête de cette dernière généralement une femme. Autre différence notable, les iktomis ne s’habillent pas de peaux comme leurs cousins mais préfèrent le tissu, leur habit se limitant souvent à un pagne (une jupe pour les femmes) et une tunique ainsi qu’une cape par temps frais. Bien qu’ils utilisent principalement le bois et les os pour façonner leurs bijoux traditionnels, il n’est pas rare qu’ils y adjoignent des segments ou bijoux entiers en jadéites ou autres pierres vertes (le plus souvent d’origine atleque). De même si les iktomis n’utilisent toujours que de la peinture noire pour leur corps, l’usage de cette dernière n’est le plus souvent réservé qu’aux cérémonies officielles et à la guerre. D’ailleurs nombre de cérémonies jugées dégradantes envers les atlecs sont souvent modifiées voire parfois interdites. A l’instar des atlec, les iktomis n’ont aucune tolérance pour les hérésies comme les naybals, wadus et waykuals qu’ils chassent et mettent à mort sauf quand il s’agit de cutchakans non iktomis. Bien que les iktomis partagent le gout du savoir et de la découverte des autres cutchakans, ils sont aussi fortement intéressés par la question militaire et fournissent à l’empire des unités bien entrainées et équipées.

Vis-à-vis des autres cutchakans et de par leur mode de vie les iktomis ont une place particulière. Bien que leurs croyances, leur langue et nombre d’aspects de leur vie courante et de leurs valeurs soient similaires, de nombreux cutchakans (surtout parmi ceux les plus opposés à l’empire atlec) estiment que les iktomis ne sont pas des cutchakans mais des traitres à leur peuple. Nombre de prêtres et de chamans de ces courants revanchards pensent et prêchent que les iktomis seront jugés indignes par le qetec des cutchakan et que leur âme sera envoyée nourrir les patchamas après leur mort. De leur côté les iktomis se considèrent comme l’élite et l’avenir des cutchakans. En effet à leurs yeux les autres cutchakans vivant en nomades sont passéistes, lâches et primitifs. Pour les iktomis les cutchakans ne pourront pas prospérer tant qu’ils vivront en petits groupe nomades et seuls l’intégration à l’empire et la sédentarisation pourra sauver leur peuple. Malgré ces désaccords, cutchakans et iktomis se tolèrent bien et les conflits entre eux sont rares. A noter que bien que les iktomis s’estiment bien supérieurs et plus civilisés que les cutchakans, ils gardent en eux de nombreuses coutumes et racines nomades. D’une part on attend de tout iktomi qu’il sache voyager et nombre d’entre eux sont envoyés de par le monde pour acquérir de nouvelles connaissances lors de rites initiatiques. Durant ces voyages, la plupart renouent avec leurs origines préférant vivre dans des tentes de peaux, évitant de se confronter aux autres peuples avant de les avoir longuement observés, et ne montrant aucun signe de richesse ostensible.

C’est vis-à-vis des atlecs que les choses sont encore plus étranges. En effet d’un côté la plupart des atlecs vouent un mépris tout particulier aux cutchakans du fait de l’histoire commune des deux peuples et du mode de vie nomade de ces derniers. Ainsi bien qu’ils soient culturellement plus proches des atlecs, les iktomis sont souvent victimes de nombreux préjugés. Ainsi ils seraient portés sur le jeu et la boisson, auraient des mœurs légères, mangeraient mal, manqueraient de discipline… Cependant bien que les iktomis soient considérés comme des barbares primitifs, ils sont beaucoup plus appréciés et tolérés que les autres cutchakans. Leurs facultés martiales sont même parfois louées et recherchées.

Au sein de l’empire les iktomis forment une sorte d’état dans l’état disposant d’une impunité presque totale sur son territoire principalement à cause du soutien militaire qu’ils apportent à l’empire. En effet l’une des principales ressources que possèdent les iktomis sont leurs guerriers. Recrutés et entrainés dans un temple de guerriers serpents spécialisé, les guerriers iktomis sont des spécialistes du tir à l’arc et sont reconnaissables à leur longue coiffe conique ainsi qu’à leur tunique rouge parfois rayée de noir. Particulièrement appréciés dans les batailles rangées, leur réputation est telle qu’ils sont demandés dans tout l’empire et jouent parfois les mercenaires pour d’autres peuples.

Akoutlal

Les akoutlal sont le peuple des rivières (et des marais). Vivant le long des fleuves dans de petits villages sur pilotis, ils sont particulièrement appréciés pour leurs talents de commerçants et de pêcheurs. Connus pour leur recherche d’une vie simple et pacifique, les akoutlalt sont particulièrement connus pour l’importance qu’ils donnent à la vie humaine. Cela va bien au-delà du pacifisme classique puisqu’un village akoutlalt qui se verrait menacer par une autre tribu préfèrera toujours négocier et en cas d’échec, renoncera à l’idée de se battre dans l’idée de protéger autant la vie des siens que de ses adversaires. Les akoutlals n’ont ainsi pas de guerriers et ne se défendront que si leur vie est directement en danger et que leur adversaire a pour fin de leur ôter la vie (et non de les réduire en esclavage, leur voler leurs biens etc…). Etonnamment cette posture même si elle suscite parfois des moqueries des autres peuples est aussi vue avec une certaine forme de respect et attaquer un village akoutlal est vu comme quelque chose de particulièrement lâche et dégradant. On raconte même des histoires ou les membres d’un clan tigui auraient été mis à mort pour avoir attaqué un village du peuple de la rivière. Ce pacifisme se retrouve aussi dans les sacrifices puisque pour ce peuple, un sacrifice humain doit toujours être effectué sur un volontaire. Si cette doctrine et vision de la vie est généralement respectée par l’ensemble de ce peuple, il arrive que des individus isolés en aient une interprétation plus large et n’hésitent pas à se défendre contre des voleurs ou esclavagistes surtout s’ils n’en sont pas les victimes directes. Dans la même idée, l’esclavage est considéré comme une chose particulièrement atroce par les akoutlal et tout esclave qui pose le pied dans un de leurs villages est considéré comme libre par les membres de ce village. Cette tolérance à tout de même une limite puisque les wadus et naybals (et donc les waykuals) y sont punis de morts. Une exception notable concerne les naybals singes qui s’ils arrivent à se contrôler et à devenir des waykuals singes sont « tolérés » dès lors qu’ils vivent à l’extérieur du village, ne prennent pas de femmes et se montrent discrets.

Paradoxalement si les akoutlals sont très ouverts envers les étrangers, ils ont envers eux une certaine méfiance. En effet s’ils acceptent volontiers de se soumettre à un village plus fort ou aux nouveaux maîtres de la région, ils refusent généralement que des étrangers s’intègrent à leurs villages plus de quelques jours ces derniers étant suspectés de porter atteinte à leur philosophie pacifiste. De même s’ils offrent souvent leur aide aux voyageurs égarés et offrent souvent l’asile aux esclaves évadés, exilés etc… ces derniers doivent résider dans un lieu spécifique hors du village sur pilotis pour pas que le mode de vie akoutlal ne soit contaminé.

Les akoutlals hommes et femmes portent généralement de longues tenues en tissu aux couleurs pastel (blanc, bleu, vert ou jaune) accompagné d’un pagne pour les hommes et d’une jupe plus ou moins longue pour les femmes. Ces vêtements ont parfois quelques signes de richesse personnelle comme des colliers et boucles d’oreilles le plus souvent en jadéite, écailles de tortues et plumes mais rien qui ne devrait être jugé offensant où exciter la convoitise. Il arrive souvent que les hommes et femmes ayant des liens de longue date avec les zacoalts adoptent souvent des coiffes de plumes bleues ou vertes. D’une taille et d’une apparence similaires aux zacoalts, ils sont reconnaissables à leurs peintures faciales en créneaux réalisées à l’encre bleue et rappelant les vagues ainsi qu’à leur coiffure complexe. A noter qu’en raison de leur proximité avec l’eau, les akoutlals ont bien souvent une très bonne hygiène se baignant souvent au moins une fois par jour et ce en aval du village. Certains villages akoutlals ont aussi développé un certain goût pour les bains de vapeur zacoalts mais chez eux il prend la forme d’une petite case au centre de laquelle se trouve une grosse pierre chauffée qui est aspergée d’eau. Contrairement aux zacoalts, les bains de vapeur sont chez les akoutlals des activités communes donnant souvent lieu à des échanges, débats, collations ou jeux.

Au sein de tribus akoutlals la plupart des grandes décisions reviennent au chef du village qui en est aussi le prêtre, cette tâche étant réservé aux hommes. Les chamans sont particulièrement rares parmi ce peuple et vivent en marge des villages. Cette personne est souvent entourée par un conseil formé des plus anciens habitants qui l’aide à prendre des décisions. Pour ce qui est des familles, les tâches relevant des hommes et femmes sont relativement différentes puisque l’on retrouve des tâches réservées aux hommes (pêche, cueillette et chasse), d’autres réservées aux femmes (tissage, cuisine, entretient du village) ; d’autres comme le commerce sont mixtes et d’autres encore sont réservées aux anciens (s’occuper des jeunes, médecine).

Oxotlli

Les oxotllis ne sont pas un peuple à proprement parler. Il s’agit en réalité de tout un ensemble de cultures distinctes mais possédant certains points communs comme un même mythe fondateur, certaines traditions et croyances, le culte des patchamas (parfois sous le nom de grand ancêtre ou grands esprits), la pratique des sacrifices humains, ainsi que l’utilisation d’une langue sacrée commune (l’oxotlli) qui ne peut pas être changé et est utilisé pour communiquer entre tribus de cultures différentes. Vivant principalement dans les jungles et marais, ils sont souvent considérés comme des sauvages par les atlecs zacoalts et itzocs, et vivent le plus souvent en petites communautés tribales très fermées. A noter que si nombre de leurs villages ne dépassent pas plus d’une centaine d’individus voir deux cent, certaines de ces cultures possèdent parfois des structures plus grandes formants des sortes de petites villes ayant une structure plus ou moins officielle qui sont en réalité plusieurs petits villages accolés autour d’une structure religieuse (souvent un tumulus avec un temple) plus ou moins importante. La structure de vie de base reste cependant le village et ces derniers sont souvent si bien cachés par la jungle que les autres peuples ignorent leur existence.

Formant de petites communautés très soudées, si un membre de la tribu d’entre eux s’éloigne trop longtemps de son lieu d’origine pour une raison ou une autre, il le vit souvent très mal voir se laisse même parfois mourir de faim. Malgré cela, certains oxotllis doivent parfois quitter leur village que ce soit pour un rite particulier comme devenir chef, ou parce qu’ils sont condamnés à l’exil (ce qui est la pire punition pour un oxotlli). Il arrive aussi que de jeunes adultes quittent volontairement leur village d’origine car ils souhaitent découvrir le monde extérieur. Dans ce cas ils sont répudiés par leur famille et ne peuvent retourner dans leur village d’origine qu’après 10 ans. Un jeune homme peut aussi quitter sa tribu d’origine si un mariage a été arrangé avec une autre tribu oxotllie. Dans ce cas c’est toujours le jeune homme qui va dans la tribu de la jeune femme.

Le plus souvent, les oxotllis apprécient particulièrement le fait de se retrouver entre eux loin des soucis des autres peuples ce qui alimente encore plus les rumeurs et croyances infondées les concernant. Bien qu’ils ne soient pas territoriaux de nature, s’ils estiment que des étrangers s’installent trop près de chez eux ou qu’ils troublent la vie de la tribu lors de leurs passages, certaines tribus oxotllies n’hésiteront pas à les effrayer voir à les tuer alors que d’autres se contenteront de se cacher à leurs yeux ou leurs demanderont un droit de passage. En cas d’attaque, ils profiteront d’ailleurs souvent d’une de ces occasions de capturer un des étrangers et à le garder prisonnier pour en faire un sacrifice plus tard. De même si le village se voit menacé par un peuple jugé plus puissant ou s’il est simplement trop sollicité par des étrangers, la tribu migrera plus profondément dans la forêt pour former un autre village. Tout ceci n’est cependant le plus souvent valable que pour les non oxotllis, les tribus oxotllies même de culture différentes possédant de forts liens, des échanges commerciaux de proche en proche et étant dans certains cas régulièrement en conflit.

Bien qu’ils soient répartis sur deux grandes zones géographiques distinctes à savoir les jungles de l’est et du sud avec quelques poches de peuplement dans les jungles de l’ouest, les oxotllis partagent un certain nombre de traits communs. Le principal de ces traits est leur petite taille bien qu’il y ait des variations. La plupart des oxotllis ne portent pas ou peu de vêtements à part un éventuel cache sexe ou un pagne. Ils pratiquent la peinture corporelle majoritairement blanche mais avec parfois des notes de noir ou rouge, ces dernières étant considérées par ce peuple comme une forme de vêtements. Ainsi de leur point de vue une personne nue mais peinte n’est pas indécente. S’ils portent des bijoux, la plupart sont en bois coloré, os, pierre verte ou plumes, l’or et les pierres précieuses étant souvent mal considérées. Bien que considérés comme sauvages et peu soucieux d’eux-mêmes, les oxotllis ont tout de même un certain sens de l’hygiène et ils utilisent toute une variété de plantes pour se laver le corps et les dents. Contrairement aux atlecs, zacoalts et akoutlals, les oxotllis n’utilisent pas de fleurs pour se parfumer le corps préférant utiliser la terre ou les feuilles et l’écorce réduite en poudre de certains arbres dans le but de masquer leur odeur pour la chasse ou bien éloigner certains prédateurs naturels.

Si les structures politiques peuvent être très variables et sont d’une faible importance, on trouve souvent à la tête d’une tribu une personne qui assume le rôle de chef et souvent de chaman et/ou de prêtre. Ce rôle est souvent mais pas toujours déstiné à une femme et peut être héréditaire. L’importance politique de cette personne est trés variable puisque si parfois il est un simple guide ou conseiller pour les siens, dans d’autres cas il a tout pouvoir pour prendre les décisions, trancher les litiges, fêter les unions etc… Le plus souvent cette cheffe doit avant son accession au pouvoir faire un rite d’initiation prenant la forme d’un exil volontaire de 5 années durant lequel il ou elle parcourera le monde pour en apprendre plus sur ce qu’il se passe hors du village mais aussi éprouver ses aptitudes à survivre. Ce voyage a aussi pour but de découvrir d’éventuelles menaces envers les siens. Une fois ce voyage accompli, la personne secondera la cheffe jusqu’à la mort de cette dernière. D’un point de vue plus global, les sociétés oxotllies sont en général plutôt matriarcales voir mixtes et la femme est celle qui prend les décisions concernant la famille. D’ailleurs, si une femme estime que son mari la maltraite ou la trompe, les conséquences peuvent être graves car ce dernier pourra alors, sur décision du chef, être castré et exilé.

Il existe de nombreuses cultures oxotllies et nombre d’entre elles sont pour ainsi dire totalement inconnues des grandes puissances qui ne s’y intéressent souvent pas. Parmi ces cultures on en trouve cinq principales :

-les Zinixts : les zinixts sont souvent particulièrement fiers. Un peu plus grand que les autres oxotllis, ils vivent dans les jungles du sud et possèdent quelques communautés dans le sud des jungles de l’est. Leur nom signifie fourmi en oxotlli et vient de leur rituel de passage durant lequel la personne doit danser en posant sur son corps un plastron dans lequel sont coincées des fourmis. Contrairement aux autres oxotllis, les tribus se réunissent parfois en chefferies ayant à leur tête un chef nommé Cachki ayant pour tâche d’organiser les relations entre tribus et de mener les combats contre d’autres chefferies ou peuples. Ce chef n’a cependant pas de vrai pouvoir décisionnaire et n’a aucun moyen de faire appliquer ses décisions, hormis la violence et le marchandage, et est toujours un homme. Les zinixts sont assez méfiants vis-à-vis des autres peuples et préfèrent ne pas avoir affaire à eux sauf si cela peut leur apporter un avantage certain.

-les Xibans : les xibans sont l’une des principales raisons de la mauvaise réputation des oxotllis. Vivant en communautés particulièrement fermées, ils s’avèrent hostiles à toute personne qui n’est pas un xiban. Toute personne pénétrant sur leur territoire sans y avoir été invité ou respecté certaines coutumes est certaine de mourir si elle ne respecte pas certains rites à la lettre. Les xibans font un grand usage des pièges, de la sarbacane et du poison pour se défendre. Evitant de se révéler, ils se recouvrent le corps de cendre et/ou de craie ce qui leur donne une apparence inquiétante d’où leur nom xiban qui signifie fantôme. De nombreuses histoires racontent qu’ils seraient anthropophages mais cela reste assez rare hors de certains rituels. De plus de leur point de vue, les non-xibans ne sont pas vraiment des « humains » et à ce titre les manger n’est pas mal. Les xiban vivent principalement dans les jungles de l’ouest et de l’est.

-Les Akabims : les akabims sont particulièrement doués dans le fait de se cacher des autres peuples d’où leur nom signifiant nuit. Très peu portés sur les choses guerrières leur survie se base avant tout sur leur capacité à se cacher et à décourager d’éventuels envahisseurs. Pour ce faire ils construisent généralement leurs maisons directement dans les arbres, les reliant entre elles à l’aide de ponts de cordes. Ils créent ainsi de véritables villages accessibles seulement via des échelles de cordes pouvant facilement être repliés en cas de danger. Contrairement à la plupart des autres tribus oxotllies, les akabims ont une culture essentiellement patriarcale. Ils vivent exclusivement à l’est des jungles du centre du continent. Leur mode de vie est de plus particulièrement adapté aux jungles inondable où se trouvent la plupart de leurs communautés.

-Les hulcehs : vivant dans l’ensemble des jungles de l’est, les hulcehs sont connus pour leur grande utilisation des canoes d’écorce d’où leur nom (hulcehs signifiant écorce). Vivant essentiellement le long des rivières, ils se distinguent par le port de coiffes de plumes assez colorées et le port de grands pendants de lèvres circulaires en bois ou terre cuite pour les anciens indiquant leur statut particulier. De plus il est très rare qu’ils ne portent pas de pagne. Vivant dans des villages très connectés et possédant quelques « villes » le pouvoir y est plus organisé et le chef y est toujours un homme marié à la chamane ou prêtresse principale ; les deux partageant le pouvoir. Les hulcehs sont d’un certain point de vue plus ouverts aux autres que les autres oxotllis puisqu’ils autorisent certains non oxotllis à venir commercer dans certaines de leurs « villes », moyennant l’accomplissement de certains rituels et de nombreuses offrandes. Ils sont cependant vus comme très lunatiques puisque le fait de ne pas respecter une de leur coutume pour un étranger entraine irrémédiablement sa capture et son sacrifice et ce même s’ils ne les connaissaient pas. Parmi ces coutumes on trouve : l’interdiction de regarder la prêtresse dans les yeux, le fait de toucher l’arme d’un guerrier, consommer du cacao pour un non oxotlli, manger du poisson la nuit, refuser un échange de produits équivalents, élever la voix en présence du chef ou regarder au-dessus de lui.

-Les maras : Les maras vivent dans les jungles de l’est. Farouches combattants, ils tiennent leur nom des grenadilles (maras) qui sont un élément important de leur alimentation et de leurs rituels. Se considérant comme les plus anciens des oxotllis, ils s’estiment supérieurs aux autres n’hésitant pas à les attaquer pour voler leurs ressources, obtenir des sacrifices ou simplement assoir leur autorité.

Itzoc

Les itzocs sont un peuple mystérieux desquels la plupart des autres peuples savent très peu de choses. Parmi les rares fait certains, on sait qu’ils sont issus des régions montagneuses où ils ont été chassés durant l’ère Zimolc. Autre certitude ils sont le seul peuple à connaitre les secrets de la fabrication d’objet et d’armes en or, métal précieux pour ce peuple qu’ils ne partagent que très rarement avec les autres. On sait finalement que ce peuple est particulièrement isolationniste et protège ses frontières et villages de toute intrusion étrangère.

Pour ce qui est du reste on trouve très peu d’informations fiables sur ce peuple en raison de son isolement. Il existe cependant un certain nombre de témoignages venant d’aventuriers prétendant s’être rendus dans les régions montagneuses isolées, et d’autres issus de personnes prétendant avoir été esclaves de ce peuple. Cependant il n’est pas rare que ces témoignages soient de simples affabulations et se contredisent. Ainsi pour certains les itzocs sont particulièrement grands avec une peau sombre et des vêtement colorés. Pour d’autres, ils sont plutôt petits et toujours vêtus d’or et de richesses. Certains prétendent aussi que leurs guerriers portent toujours des masques d’or représentant des visages grimaçants. On dit aussi que les guerriers s’adonnent au cannibalisme et s’habillent avec les os de leurs victimes qu’ils recouvrent d’or. Pour d’autres encore, les itzocs n’ont pas d’armée mais uniquement quelques assassins et ne respectent aucune des règles de la guerre.

En réalité il semble que malgré leur réputation, certains itzocs parcourent Catchaluk parfois se faisant passer pour des zacoalts, des akoutlals ou des cutchakans… Commerçant parfois des objets en or ou de la poudre d’or, ils ne parlent jamais de leur peuple, culture, croyance ou même de leur langue. Certains pensent que ces marchands sont en réalité des espions chargés de trouver des villages isolés pouvant être attaqués par leurs maîtres.