L'économie

Dans le monde de Catchaluk l’économie revêt une part particulière en, effet si de nombreux villages arrivent à survenir seuls à leur subsistance grâce à la pêche, la chasse, la cueillette et l’agriculture, des bases d'économie à l’échelle du monde se sont mises en place et ce dès l’ère de l’or, avec une monnaie unique encore utilisée aujourd’hui (bien qu’elle soit frappée de manière différente selon les régions). L’organisation d’échanges de grande ampleur et le développement des grandes villes et communautés ont fait que les peuples pour avoir de quoi échanger, mais aussi pour survivre ont dû mettre en place des systèmes d’agriculture et d’élevage parfois complexes ainsi qu’un artisanat allant au-delà de la simple survie.

Agriculture

L’agriculture revêt une importance toute particulière pour l’ensemble des peuples de Catchaluk puisque les légumes, fruits et céréales constituent les principaux composant de l’alimentation tant dans les villes que les petits villages. Il est en effet rare qu’un village puisse se contenter de la cueillette pour survivre. Cependant en raison de la pluviométrie et de la fertilité capricieuse des terrains, l’agriculture intensive et continue sur une même zone n’est généralement réservée qu’à certaines zones particulièrement fertiles soit proche d’une rivière ou d’un fleuve, soit avec un réseau de canaux suffisant pour éviter l’assèchement des sols. De plus, même dans ces cas les parcelles de terres doivent être laissées régulièrement en jachère pour éviter que le sol ne s’appauvrisse trop. Il est en effet arrivé que des villages ou des villes soient dépeuplées simplement car l’agriculture trop intensive avait rendu le sol trop peu fertile ce qui a entrainée famine et migration. Pour éviter cela les divers peuples ont mis au points diverses formes d’agricultures alternatives même si l’agriculture intensive reste pratiquée dans certaines situations notamment par les atlecs.

Chasse, pêche et élevage

Si les céréales et légumes constituent dans la majorité des cas l’essentiel de l’alimentation, la viande et le poisson sont aussi très régulièrement consommés par l’ensemble de la population, surtout dans les petits villages isolés. Dans de nombreuses grandes villes, la viande est souvent considérée comme un produit de luxe et est beaucoup plus rarement consommée (environ une à deux fois par semaine pour les classes moyennes).

Concernant la viande les moyens de s’en procurer et sa nature varient grandement en fonction des régions et communautés. Dans de nombreux petits villages dans la jungle, elle provient essentiellement de la chasse notamment du tapir, de gros rongeurs, de cochons sauvages, de singes ou de cervidés. A l’inverse dans les plus grandes communautés, plaines et zones montagneuses c’est l’élevage qui apporte l’essentiel de la viande.

La consommation de poisson est dans l’ensemble plus rare et limitée aux zones côtières et aux peuples habitant près de cours d’eau. Exception notable les akoutlals et tiguis consomment généralement plus de poisson que de viande.

Artisanat

Les divers peuples de Catchaluk ont appris à développer tout un ensemble d’artisanat tant dans le but de faciliter leur propre survie que pour faciliter le commerce. Ainsi les activités comme le travail du bois, la vannerie, le tissage, le travail des silex et des os ou encore le tannage du cuir et la poterie sont connus de tous les peuples même si certains sont plus réputés que d’autres. De manière globale on distingue deux grands types d’artisanat, celui que l’on pourrait qualifier de domestique et celui à destination commerciale.

L’artisanat domestique est celui pratiqué au sein des petits villages ou au sein même d’une maison. Il a pour but de fabriquer des objets qui seront utilisés pour faciliter la vie du village ou de l’habitant et de sa famille.

A l’opposé de cet artisanat domestique on trouve l’artisanat commercial. Ce dernier est surtout pratiqué dans les villes et villages marchands par des professionnels parfois aidés de quelques apprentis et/ou esclaves ainsi que par sa famille. Ici la personne cherche à vivre de son activité et vend ou échange généralement ces produits dans une petite échoppe ouverte sur la rue située à l’avant de sa maison ou dans des marchés organisés régulièrement. A noter que les artisans sont indépendants les uns des autres et ne sont pas organisés en corporations.

Monnaie et échange

La base de l’économie reste avant tout le troc qui s’effectue entre petits villages mais aussi au sein de certaines villes. Ceci concerne aussi bien des biens que des services et permet de pallier au fait que la plupart des personnes des villages n’ont pas de quoi avoir de pièces (et n’en ont au final pas l’utilité). En effet dans les plus petits villages la production est essentiellement faite en commun et à destination des membres du village. Les ressources sont partagées et s’il peut y avoir des formes de troc entres villageois, il arrive souvent que les ressources soient gérées communément par le chef ou les villageois. Le troc comme système d’échange et de répartition des biens arrive souvent lorsque le village atteint une certaine taille (plus d’une dizaine de familles) mais la monnaie y reste rare.

La monnaie commune est constituée de pièces de jadéites ovales et trouées ayant toute la même valeur. Très peu utilisée par le petit peuple dans les campagnes, une simple de ces pièces permet dans les zones reculées de nourrir une famille de 6 personnes durant près de quatre jours. A l’inverse dans les grandes villes la valeur accordée à ses pièces reste moins importante puisqu’elles sont à la base de l’économie et une pièce permet de nourrir correctement une personne une journée.

L’or qui est un matériau très rare est en temps normal seulement produit et porté par les itzocs. Selon les estimations, une simple tablette d’une dizaine gramme d’or peut valoir près de 500 pièces de jadéite. Ceci en fait un matériaux particulièrement précieux et recherché tant et si bien que certains riches marchands organisent des expéditions pour trouver des cités itzocs perdues à la recherche de cette richesse.

De manière plus locale, il arrive fréquemment que certaines villes et grands villages utilisent certains matériaux facilement transportables comme des fèves de cacao, des mantes de tissus ou du copal comme monnaie secondaire. Cependant la valeur de cette monnaie varie fortement d’un lieu à l’autre.